Where did Wattanani go and did ?

Where did Wattanani go and did ?

Ayo,

Dans la mesure où il n'y a pas eu de remarque, j'ai supprimé le message initial afin de l'intégrer dans un sujet spécifique ([url]ici[/url]). Il présentait l'histoire des indigènes de Væriel telle qu'elle est connue aujourd'hui.
Par contre, le déterrage par TROLLclassic du post cité dans le titre étant important, j'y consacre ce sujet.

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Dernière édition par amaelys le 06 Nov 2014, 01:24, édité 3 fois.
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Messagepar amaelys » 31 Aoû 2014, 19:37

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel

Je ne me souviens plus... un lien avait-il déjà été évoqué entre le dieu-reptile et Wattanani parti du continent bien connu ?
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Messagepar TROLLclassic » 10 Sep 2014, 13:47

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel (sujet initial)

Non, mais j'ai fait le lien... c'est dans la suite justement.
Patience petit scarabée ;-)
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Messagepar amaelys » 10 Sep 2014, 16:13

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel

Il me semble qu'on en avait parlé il y a fort longtemps sur CBVMDC, ily aurait peut-être d'autres pistes oubliées à exploiter dans le même fil de discussion...


EDIT : Oh Yeah.

http://www.leludiste.fr/forums/bloodlus ... 614.0;wap2

Where did Wattanani go and did ? (Ma "réponse")

(1/3) > >>

Kinder-bueno:
Bonjour,

Cet Article, "nouvelle", est partie de l'envie de lier la destinée des Gahdars et des indigênes Vaéreliens.
Le lien le plus logique était pour moi outre une souche biologique commune datant de plusieurs cycles de raz, une intervention des Pères.


Relevé d'enquête N° 123X2356:
12ème jour du 8eme mois de l'année 4595 de ce cycle.

Sujet:
N° de détenu: 124R645
Nom: Ariwata
Race: Non déterminée
Origine: Non déterminée
Affiliation connue: chef indigène
Biologie:
-Les examens préliminaires ont révélé une étonnante capacité à utiliser le fluide de manière innée.
-La physiologie de la créature semble en être affectée, taille: 3,20 m poids: 226Kg

Examinateur Impérial: Stilfari Achros Mangala

Jour 1: "La capture de la créature à été mouvementée, et nous avons été obligé de l'abîmer un peu, cependant, elle semble reprendre des forces, et ce malgré les diverses études que nous menons sur son corps."

Jour 2: "Sa capacité d'absorption du fluide est phénoménale, c'est ainsi qu'elle recouvre ses forces, l'étude devient plus délicate car elle s'agite beaucoup, de plus il nous faut la maintenir dans un état favorable à l'interrogatoire"

Jour 3: " Nous avons trouvé un moyen d'affaiblir la créature, en créant une zone de non fluide autour de la salle de confinement dans laquelle elle est placée: pour cela les puissants membres du conseil scientifique m'ont apporté leur assistance, ils attendent du reste impatiemment mes conclusions sur ce cas si spécifique"

Jour 4: "Les effets du manque de fluide se font sentir, la créature est moins combative, en préalable à l'interrogatoire final, nous procédons à des tests de résistance physique. "la douleur est universelle" comme disait le Stilfari Maro Baach."

Jour 5: "Les premiers efforts pour briser le sujet sont assez peu concluants, bien qu'elle souffre physiquement, son esprit est fort, nous lui avons implanté une machine afin de pénétrer son esprit et la soumettons à un traitement narcotique puissant, mais c'est encore trop tôt pour la voir plier"

Jour 14: " Après une semaine de traitement, le sujet s'est assoupli. L'esprit du sujet est plus retords que nous ne le pensions. L'effet conjugué des drogues et des machines nous ont permis de gommer peu à peu la combativité du sujet et son rejet systématique des Vaéreliens, nous avons aussi réussit à augmenter et à exploiter son désir exacerbé de puissance, pour finalement en faire un allier.
Elle se dit prête à nous raconter d'où elle vient et ce qu'elle est, si nous acceptons en échange de partager nos secrets, (Elle est de toute évidence attirée par le pouvoir), je pense que nous pourrons même lui arracher les noms et les localisations des autres chefs indigènes..."

Jour 15: "Nous avons obtenu l'accord de l'Empereur, et proposons un marché à l'étrangère, nous pensons tous qu'elle pourrait nous être fort utile"

Jour 16: "Après des soins et un bon repas, l'étrangère nous raconte enfin son histoire, que je vous retranscris ici: "


" Je suis Ariwata, fille de Wattanani, dernier des Pères.

Nous vivions loin très loin au sud, par delà la grande étendue d'eau, sur une île, belle et gorgée de force vive, mais mon père vient d'ailleurs.
Il parle peu des choses de son passé, et il est la plupart du temps plongé dans la réflexion ou le rêve sous le doux regard d'hall-feyaz; mais je sais ceci:

Mon père est le dernier de sa race, et même si il me dit parfois que je ressemble à sa mère, je sais qu'il se sent seul, unique, et un peu perdu.
Il nous a dit avoir commis de grave fautes, dont il se sent responsable, qui ont empoisonné sa terre et l'ont rendue invivable pour lui.
Je me souviens une fois, lorsque j'étais enfant, l'avoir entendu parler avec ma mère, de quelqu'un qu' il appelait "donneur de forme" et qui étais comme une maladie, que même Wattanani, mon père n'avoir su voir et arrêter.
Il disait aussi qu'il avait vu dans l'esprit du "donneur de forme" la terre d'où venait le mal qu'il avait libéré et
qu' un jour il trouverait la localisation de cette terre, et réparerait sa faute en éradiquant la source de la maladie.

Alors il est parti de la terre des hommes, pour trouver cette terre maudite, laissant derrière lui ses amis et sa nouvelle famille, qui étaient des hommes, car je vous le rappelle, de la race des Pères, seul Wattanani reste.

Longtemps il vogua vers le sud, et trouva notre île, qu'on appelle, Anegada.
Il apporta aux habitants, le savoir, la sagesse, et nous aida à mieux comprendre la nature à travers la force vive, notre peuple vit aujourd'hui en harmonie respectant les enseignements de Wattanani.
Alors, Wattanani trouva un peu de repos, et sa peine s'atténua grandement quand il connu ma mère, Varulu.
Ils eurent trois enfants: Tanawaki, son 1er fils de loin le plus intrépide, moi Ariwata, sa seule fille, et Mattahani.

La vie sur Anegada était douce, Wattanani nous appris la maîtrise de la force vive, et bien que largement moins puissant que lui car nous étions des sang-mêlées, nous pouvions accomplir de véritables exploits.
Les années passaient, indifféremment, mais plus le temps passait, plus le mal qui rongeait Wattanani le rendait sombre.
Il faut savoir que pour les Pères, et pour nous qui partageons leur sang, le temps s'écoule plus doucement que pour une vie d'homme, ainsi, les années qui passaient pour nous, n'étaient que des instants dans l'esprit de Wattanani, qui s'assombrissant, devenait silencieux et pensif.

Je me souviens, qu'une fois adultes, mes frères et moi ne le voyons parfois qu'une fois l'an, il consacrait le reste de son temps à penser, seul, sur la montagne, en communion avec la force vive qui est en toute chose.

Las de cette vie lente et monotone, mon frère Tanawaki et moi-même nous sentions enfermés dans un espace trop étroit pour nos espérances et nos pouvoirs, et nous harcelions mon père pour qu'il nous parle de la terre des hommes.
Nous voulions connaître l'aventure, et nous pensions pouvoir réparer les erreurs commises par notre père.

Wattanani, sentait, que nos cœurs étaient tristes, et que pour devenir des hommes, nous devions nous aussi partir; il nous enseigna alors l'art de lire dans les frères et les sœurs les chemins de la mer, il nous appris le langage des dauphins et des baleines, et surtout, il nous dit vers où trouver la source de la maladie.
Durant ces longues années où nous le croyons assoupi, en train de rêver ou de penser, notre père flottait, suivant les courants de force vive, tel le grand chasseur qu'il était, jusqu'à trouver la piste qui conduisait vers la terre inconnue d'où venait "donneur de forme".

Tanawaki, mon frère aîné, voulait toujours être le premier, et il y parvenait souvent.
Nous partîmes de notre île, avec seulement 2 navires, construits en bois de botock, qui tinrent bon durant plus d'une année de voyage en pleine mer.
Guidés par les Sœurs, aidés des indications de Wattanani, et de notre propre maîtrise de la force vive, notre voyage arriva à son terme sans trop d'encombre.

Nous avons alors marché longtemps, cherchant des hommes parmi vos terres désertes et décharnées, plusieurs hommes périrent dans le voyage, victimes de la faim ou de prédateurs sournois.
Enfin, notre expédition était en vue d'une forêt, luxuriante, composée d'arbres et de reptiles géants, comme l'était la terre des hommes quand notre père y habitait.
Le lieu était loin d'être hospitalier, mais il était plein de force vive, d'animaux, et d'hommes.
Les indigènes que nous avons rencontrés ressemblaient au peuple des hommes, dont nous étions garants de l'héritage, ils étaient grands, la peau noire comme celle de Wattanani, et la force vive était forte en eux.
Ils nous accueillirent comme des dieux, et pendant quelques temps nous avons partagé la vie de la tribu de Mo'ko, ils nous apprirent comment éviter les lézards géants, comment se nourrir dans la jungle et surtout, ils nous apprirent qui étaient les Vaéreliens.

Peu de temps après la découverte des persécutions subies par nos frères, TanaWaki décida que nous ne pouvions les laisser ainsi, nous avons alors travailler dur à unir les tribus indigènes, notre statut de demi-dieu et notre maîtrise de la force vive, firent de nous des chefs naturels, et peu à peu, l'espoir commençait à renaître dans les tribus.

C'est ce que vous avez appelé "la Révolte indigène", durant 30 ans, nous vous avons combattu vaillamment, et beaucoup sont tombés, j'ai aussi appris à connaître vos pouvoirs Stilfari'n, et vos façons de faire.
Depuis maintenant 8 ans, Tanawaki et moi nous sommes séparés, nous n'avions plus la même vision de la conquête de cette terre, mon frère, ce jaloux, n'a pas accepté que nos frères indigènes me nomment Reine et m'accordent leur confiance, je vous l'ai dit, il à toujours voulu être le premier…
Ce qu'il ne sait pas c'est que j'ai pris soin de garder dans sa tribu quelques espions à ma solde.

Maintenant, que j'ai fait le premier pas, vous allez me former à votre science de la force vive, et ensuite, je vous donnerai l'occasion d'écraser définitivement les indigènes en vous révélant où se cache mon frère."


Dans la tête de Vitalis Okarma, le nouvel archiviste en chef de l'université d'Irkaan, les pièces commençaient à s'assembler, et l'histoire de ce géant d'ébène de 5 mètres maintenu en vie par des machines qu'il avait découvert dans les sous-sols d'une très ancienne structure, sur les fondation de laquelle était bâtie l'université, se dessinait peu à peu.

Bientôt, il pourrait révéler sa découverte au conseil scientifique, et en guise de récompense, il obtiendrai peut-être le statut envié d'élu, mais pour l'instant, il devait veiller à ce que rien ne filtre jusqu'aux oreilles du puissant doyen de l'université, Stilfari de son état, qui aurait vite fait de s'attribuer le mérite d'une telle découverte.

Sur la base du relevé d'enquête N° 123X2356, et du trésor d'informations répertoriées à l'université d'Irkaan il avait complété le puzzle.

Un rapport militaire faisait état d'une mission menée contre le village de Korumba, visant à la capture d'un chef indigène du nom de Tanawaki , qui s'était terminée en boucherie pour les deux camps.
L'étranger décrit d'une taille et d'une force surhumaine, était sur le point d'être finalement capturé, lorsqu'il se donna la mort.

De ce qu'était devenu Ariwata, il n'y avait que quelques traces, trop rares dans les archives pour ne pas avoir été consciemment supprimées.
Il semblait cependant que la nature extraordinaire de l'étrangère avait été utilisée à bon escient.
Des rapports indiquant qu'elle fût formée et modelée selon les vœux de l'Empereur lui-même, laissaient à penser que l'Empereur avait su lui trouver un usage tout à fait particulier.
L'étrangère, de part sa taille et sa puissance était trop visible pour devenir Stilfari ou même garde du corps personnel de l'Empereur, sauf si le rôle qu'on lui avait attribué, était celui d'une ombre, invisible et meurtrière…
Vitalis, frémit à la pensée d'un nom, d'un mythe, qui répands la terreur parmi les puissants: "La main de l'Empereur", un tueur invisible, tout entier à la cause du Haut Seigneur.

L'archiviste en chef se saisit d'un épais volume, titré "Etude comparée sur le Gêne Fluidique"
Il n'était pas Stilfari, mais possédait quelques bonnes connaissances scientifiques, qui lui avaient permis d'extraire de l'imposant ouvrage quelques contres exemples présentés par l'auteur, sur la base de tests effectués sur le "Père".

D'une manière ou d'une autre, le Père avait été capturé ou s'était laissé capturé.
En cela Vitalis pressentais qu' Ariwata avait certainement joué un rôle décisif dans cette capture, un être aussi puissant que celui que semblait être le "Père" n'aurait pu être maîtrisé par la seule force.

L'ouvrage, était une compilation de tests, tous plus ou moins douloureux pour le corps et l'esprit, mais très peu concernaient le "Père", en effet l'auteur concluait avec dépit que lors de la première nuit après l'injection des "drogues de contrôle" et le placement d'une machine pensante, le sujet semblait s'être appliqué par un moyen inconnu un auto-transfert, mais pas dans le sens où l'avait conçu le Grand Silas Kramer, puisque personne n'avait trouvé où s'était transféré l'âme.
Dès lors l' ouvrage voyait s'affronter plusieurs théories, sur la disparition des esprits dans le cas d'un transfert échoué, ou cas unique ici de ce que semblait bien être un auto-transfert.

Le Stilfari en charge du projet avait du payer très cher cet échec cuisant se dit Vitalis, en pensant au géant d'ébène, dont les fonctions vitales étaient maintenues intactes par le génie des Stilfari et n'avaient pas été altérées depuis 5000 ans qu'il était entreposé là.
On ne tirerait cependant plus rien scientifiquement de ce corps, depuis que l'esprit en avait été ôté, toute trace de fluide avait disparue aussi; ce n'était plus qu'un simple corps humain de 5 mètres de haut…


Motumbo se réveilla en sursaut, sa paillasse trempée de sueur, comme toujours.
Il se leva, et s'étira en contemplant les premiers rayons du soleil qui annonçaient le début d'une nouvelle journée de labeur.

Motumbo était un des esclaves au service de Goran Marick, un puissant importateur, membre de la caste des marchands qui avait fait sa fortune sur le commerce d'esclaves étrangers de 2ème ou 3ème génération.
Pour cela il choisissait des spécimens de 1ère génération particulièrement forts et habiles, et les faisait s'accoupler; les petits étaient ensuite pris en mains dès la naissance pour recevoir une éducation conforme à un bon esclave.
Motumbo était de ceux là, mais n'était pas un bon esclave, bien que ces parents fussent de vrais athlètes, lui était plutôt frêle, les yeux hagards et les traits souvent tirés, il semblait errer dans cette vie comme si ce n'était pas la sienne, et il avait hérité des pires tâches.

Tout cela, c'était à cause de ces maudits rêves se disait Motumbo, qui épuisent l'esprit et le corps et ne donnent rien de bon que de la Peur. Mais pourtant chaque nuit les rêves revenaient, parfois flous et lointains, parfois intenses et réels comme un coup de poignard.

Toujours, le rêve commençait ainsi:

Motumbo voyait un homme, beau, et grand, si grand qu'il rivalisait avec les arbres environnants.
L'homme était assis, dans la montagne, les yeux fermés, il semblait rêver lui aussi.

Dans son rêve, l'homme avait un nom, il s'appelait Wattanani, et il restait assis là, dans la montagne à rêver et à penser pendant une éternité.
Cette partie du rêve, Motumbo l'aimait bien, elle lui montrait une île magnifique, le géant Wattanani endormi, et parfois des enfants, grands, eux aussi, qui venaient jouer sur les genoux de leur Père comme si de rien n'était.

Après très très longtemps, dans le temps du rêve, à regarder Wattanani rêver, leurs rêves commençaient à se mélanger, et Motumbo voyait lui aussi le Lézard des Marais, il ne savait pas d'où il sortait ce nom étrange mais il savait que cette bête se nommait ainsi.
Wattanani, semblait beaucoup aimer ces créatures, et rêvait beaucoup du Lézard géant.

Motumbo, à mi-chemin dans les rêves pouvait voir les images se superposer lentement, dans un tournoiement de lumières bleutées, Wattanani était là assis sur sa montagne et au dessus de sa tête volait un Lézard des Marais gigantesque, doté d'ailes et d'une mâchoire béante, il semblait flotter, comme un nuage de fumée qui tarde à se dissiper, sans réelle consistance si ce n'est celle du rêve, puis le Lézard commençait à s'agiter, à se solidifier, et pour Motumbo, le rêve allait devenir cauchemar, l'image de Wattanani, elle s'effaçait lentement, et alors Motumbo, voyait le sang…

Dans une salle obscure, Wattanani était attaché, des quantités de fils étaient plantés dans son corps, et des Stilfari faisaient sur lui des choses que Motumbo ne pouvait pas comprendre mais qui étaient mauvaises.
Les Stilfari'n torturaient le géant pendant des heures, et lui, car Motumbo pouvait le sentir, ne pensait qu'a une chose, à sa fille qui comme sa grand-mère lui avait brisé le cœur.

Motumbo sentait l'immense tristesse du Père, il l' avait toujours sentie, même sur l'île, mais ici elle était incomparable, Motumbo en était sûr, le Père voulait mourir, disparaître de ce monde qui n'était pas fait pour lui et dans lequel il n'avait apporté que malheur et malédictions.

Longtemps après, les Stilfari'n laissèrent le Père, seul, face à ses pensées.

Motumbo, essayait de lui parler, de le convaincre de résister, de réduire à néant les ennemis qu'il avait toujours chercher à détruire, depuis le jour où il avait quitté la Terre des hommes, désireux de stopper l'arrivée des armes dieux, mais tout cela n'était après tout qu'un rêve, et ces paroles dont il ne comprenait pas les mots, Wattanani ne pouvait les entendre.

La temps s'écoulait lentement, et seul livré à ses pensées, Wattanani commença à rêver, comme il le faisait la-bas sur son île lointaine. Malgré la douleur, les drogues, et les machines suceuses d'esprit, contre lesquelles il luttait, il trouva le chemin du rêve.

Motumbo, comprenait alors le sens du rêve de Wattanani.
Celui ne se contentait pas de rêver, il créait, de l'ancien il faisait du nouveau, de la mort il apportait la vie.

Wattanani devait disparaître du monde, il concentrait ses dernières forces pour s'en aller loin au-delà du rêve, son esprit disparu en se muant en quelque chose de nouveau, de neuf.

Motumbo, qui voyait l'esprit du Père sortir de son corps sous ses yeux, voyait aussi la forme gigantesque qui se formait au dessus du corps maintenant sans vie, un Lézard des Marais ailé, s'évanouit comme un nuage de fumée, et Motumbo pleurait, seul dans le froid de cette chambre obscure, serré contre le corps d'un géant qui fût autrefois son Père.


Le jour vînt ou Motumbo ne rêva plus, durant un mois, il dormît paisiblement, mais aussi, étrangement, Wattanani lui manquait.
Il fît alors un rêve, d'un genre nouveau, dans lequel il reçu la visite du Lézard géant, qui s'appelait maintenant Ogdra-Jahud, mais Motumbo, lui ne pouvait s'empêcher de l'appeler Wattanani.
Et alors Ogdra-Jahud lui parla, longuement, lui dit que sa vie d'esclave se terminait ce soir, et qu'il verrait des choses dures et sanglantes dans le rêve de cette nuit, mais qu'il devait être fort, car demain, il serait libre, à l'abri dans les jungles, et qu'il ne rêverait plus jamais de mauvaises choses.



Compte rendu de patrouille n° 124 -V87
Officier: Rolstroff

" Vers 2 heures du matin, le corps déchiqueté de l'archiviste en chef de l'université d'Irkann Vitalis Okarma, à été découvert à deux pas de son domicile.
L'identification, n'a pu se faire qu'à l'aide de ses vêtements, et de quelques bouts de documents ayant survécu à l'agression.
Selon les premiers éléments d'enquête, l'archiviste en chef, très occupé ces derniers mois, rentrait une fois de plus très tard du travail, lorsque ce que des témoins ont cru identifier comme un Dents poignards de grande taille s'est jeté sur Vitalis Okarma pour le tuer.
L'attaque à été d'une telle violence, que la victime, ses vêtements, et les dossiers qu'elle ramenait ont été réduit en lambeaux et sont inexploitables au titre de l'enquête.
Manifestement, après étude du corps par l'élu Boroch Tariff, la créature ne voulait pas se nourrir, mais bel et bien Tuer.
Une chasse au monstre à été lancée tout le reste de la nuit, mais n'a toujours rien donné, aucun autre témoin oculaire n'a été trouvé, et la créature semble littéralement avoir disparu. "


Avis de recherche n° 2865-AB685
Objet: disparition d'esclave

" Goran Marick propriétaire d'un esclave Gadhar de 2ème génération dénommé Motumbo, à constaté la disparition de celui-ci ce matin, il ne pense pas qu'il s'agisse d'une fuite, l'esclave en question étant trop faible et trop couard pour envisager ce genre de choses. Le propriétaire souhaite tout de même que l'esclave soit exécuté ou cédé à l'Empire si nous le retrouvons, au titre de la participation aux recherches."



Sources et décryptages:


 Les différentes nouvelles m'ont appris les informations suivantes:

- Wattanani à échangé le sexe et le sel avec Shanulu, qui eu un fils, que Wattanani ne vît jamais et qu'on nomma Alou, ce qui veut dire "ici"
- Wattanani à caché Sunbeam Shapegiver dans une zigourat et à quitté la terre des hommes dont la force vive diminue à cause des armes
- Wattanani est parti vers le Sud
- La "Lune Rouge" part en 842 Ap. Néinnes elle aussi vers le Sud
- Valioun et Skywatcher ont trouvé les descendants de Wattanani dont parle la prédiction.
- Awanni, le descendant de Wattanani, revient sur Tanaëphis avec la "Lune Rouge".

 L'article de Sverker sur la Magie Symbiotique

- Source de la croyance en Ogdra-Jahud

Décryptage1:
J'ai utilisé la conception de Sverker sur les croyances indigênes pour faire le lien avec les Pères, j'aimais bien son idée sur le grand serpent, et même si je l'égratigne un peu en disant que ce "serpent" est en fait l'esprit projeté dans la Dimension fantômatique de l'esprit de Wattanani, c'est en pensant à faire un lien avec ce qui existe déjà sur MdC que j'ai utilisé cette "pirouette" (cacahuète?) pour lier les Pères à la destinées des indigènes.
Ainsi on pourrait dire que l'article de Sverker est de l'ordre de ce que croient les indigènes alors que ma proposition, si tout le monde y adhères serait ce qui s'est réellement passé.

Décryptage2:
Vous êtes peut-être surpris de la facilité avec laquelle les Stilfari'n ont fait passer Ariwata de combattante indigène acharnée depuis 30 ans, en traitresse de sa familler, puis "main de l'Empereur" à l'aide de quelques drogues et machines.
J'ai considéré, que Ariwata était comme sa grand-mère porteuse de quelque chose de mauvais, et que les Stilfari'n en jouant sur ses désirs via des drogues avaient pû faire surgir la véritable personnalité de celle-ci avec par exemple désir de Réputation et de Prestige exacerbés.

Décryptage3:
Wattanani, se laisse capturer, car il en a assez de vivre, c'est cet état qui le conduit à se rêver une autre vie, et à devenir le grand serpent, à noter qu'il n'a plus alors de lien réel avec son ancienne vie.
Et puis j'aimais trop l'idée de Wattanani emprisonné au fond d'une cuve, perdu au fin fond des archives Vaéreliennes, surtout si un jour les Pjs mettent la main dessus.


Kinder-Bueno, Wattananiphile.

Twinky:
Debriefing à chaud...

j'adore, même si je n'adhere pas à tout (question de gout, pas de qualité du texte). D'abord félicitations sans hypocrisie aucune : c'est super bien écrit, et ça se laisse lire comme une très bonne nouvelle.

Ensuite deux idées que j'adore : Wattanani sujet de tests vaerelliens (j'avais grosso modo une idée semblable), et surtout l'Auto-transfert... brillant ! (j'ai l'air emballé ?).

J'aime moins l'idée d'un wattanani penseur... je le voyais plus actif sur vaeriel que retranché sur une ile, quitte à ce qu'il ait rapidement un destin tragique, et que sa descendance prenne le relais.

D'autre part je suppose que l'esprit de wattanani explique les pouvoirs shamaniques de transformation en dino... je voyais plus ça comme une résurgence des genes des descendants de wattanani sur vaeriel.

enfin voila pour mes viles flatteries et commentaires. Je me servirais de pas mal des éléments qui m'ont beaucoup plu là dedans pour faire évoluer ma campagne... :D

Sverker:
Je n'ai qu'un mot à dire : Kinder-Bueno, mon maître, rhaaaaa....... :wink:


Plus sérieusement, j'aime beaucoup ton travail et si tu veux égratigner ma version des faits, vas-y ! C'est encore mieux de mettre Wattanani comme origine de la magie/religion des Indigènes. Excellente idée !!

Kinder-bueno:
Bonjour,

merci pour les compliments, ça fait toulours plaisir :)

Pour répondre à Twinky;

Moi non plus je n'aime pas trop le Wattanani "inactif", mais quand j'ai réfléchi a ce que je pourrais bien faire faire à Wattanani sur le continent Vaérelien, et surtout à comment j'allais faire pour le faire capturer (car moi aussi je voulais qu'il finisse dans un labo)

Un être aussi puissant que Wattanani, qui quand même, si il est ne serait-ce que 2 fois moins puissant que ses parents est capable d'envoyer des gros boûts de lune dans la tronche d'un gars est pour moi, totalement instoppable!

Surtout par des Stilfari'n qui utilisent comme base de leur puissance et de leur technologie, un élément que Wattanani maîtrise de manière innée à un niveau que n'atteindront jamais les Stilf.

Donc si tu pars comme moi du principe que Wattanani n'est pas attaquable, mais que tu veux faire en sorte qu'il soit capturé, tu essayes de l'affaiblir.

Alors j'ai pensé que le rendre "humain" et accentuer ses faiblesses internes était le seul moyen de le mener à sa perte.
De plus, j'imagine les Pères comme vivant très longtemps, il pourrait donc avoir subît une sorte de lassitude, accentuée par le fait d'être le dernier de sa race, et d'avoir sur ses épaules le poids de la mort de sa mère qui s'est sacrifiée pour lui, de l'apparition des armes, etc...

Pour le gêne indigène, je considère comme toi, on en avais déjà parlé, que la souche indigène est la même que la souche Gadhar.
mais que simplement le "projet mémoire génétique" (dont j'avais déjà parlé) mis au point il y a des cycles, ne s'est révélé un succés que depuis ce cycle, grace notamment au bouillonement génétique ayant eu lieu sur Taneaphis dans les premiers temps.

Les Indigènes, eux, pourtant de la même souche n'ont pas eu les conditions favorables à révéler cet ancien gène.

Par contre c'est vrai que ça n'explique pas leur facilité à utiliser le fluide, qui dans le cas des gadhars s'explique facilement par le contact avec les Pères,
mais qui pour les indigènes ne s'explique que si il y a eu contact.

Ou alors il faut considérer que la souche ancienne dont sont issus les gadhars possédaient une affinité particulière avec le fluide.

Parceque je considère que l'intervention de Wattanani Ogdra-jahud n'est que le déclencheur, qui donne aux indigènes, une façon d'utiliser le fluide en lien avec leur envirronement et non pas l'origine de leur maîtrise du fluide.

Donc, il reste des problèmes de cohérence à résoudre...

Kinder-Bueno, incohérencophobe

Twinky:
Hello Kinder...

tout dépend comment tu perçois les peres. Effectivement, ils maitrisent le fluide, et sont très puissants. Mais je prendrais l'analogie avec les Elfes qui ne sont pas à l'abri d'un coup d'épée dans la gueule. Meme pour un père, capable de balancer des morceaux de soleil, il serait suicidaire de vouloire affronter de façon frontale les Vaerelliens. De plus les peres on l'a vu, sont plutot pacifistes, et semblent rechigner à utiliser le Fluide pour faire du mal (à l'exception de la mere de wattanani, on a d'ailleurs vu que c'était sujet à un schisme cataclysmique).

Il n'est pas déraisonnable dans ces conditions d'envisager un wattanani qui décidera plutot de donner les moyens aux indigenes de lutter contre les Vaerelliens pour stopper leur technologie du transfert.

décidemment, l'idée d'un wattanani reclus, je n'y adhère pas, car la volonté de quitter le continent montre bien que c'est un homme d'action et qu'il part pour réparer cette erreur...
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Messagepar TROLLclassic » 11 Sep 2014, 16:33

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel

Alors là, Troll, BRA-VO !!!!

Aussi dingue que cela puisse paraitre, je ne connaissais pas ces échanges.
De fait, c'est difficilement compatible avec ma vision d'Ogdra-Jahud, mais il n'y a rien d'irréversible.
En fait, ma difficulté vient des dates et des ébauches de scenarii que j'ai commencé à écrire.
Encore une fois, rien d'irréversible.

Par contre, je ne vais pas m'appesantir sur cette version pour l'instant. Je vais d'abord mettre en ligne l'histoire des indigène telle que je la vois. Il sera ensuite plus facile d'en débattre et de mélanger/modifier ce qui peut l'être pour conserver les "données" de KB (qui sont excellentes).
Contrairement à Twinky et Kinder-Bueno, j'adhère totalement à l'inaction et la réclusion de Wattanani. Après ma première lecture, ce que j'y vois c'est une énorme culpabilité. Pour mettre un terme à ce que Wattanani pourrait considérer comme une erreur (les armes-dieux) la seule alternative serait la destruction d'une civilisation !
Comment un Wattanani privé des siens suite à une guerre fratricide, non violent par essence, pourrait-il se résoudre à exterminer un peuple pour corriger "son" erreur, ou l'erreur due à la folie des ses pairs, de sa mère ?
Pour moi, au contraire, Wattanani est face à un dilemme insoluble. D'un coté, son pacifisme de l'autre commettre un génocide.
Ce dualisme peut conduire à l'inaction. Sauf, sauf ... sauf si dans sa mort, Wattanani avait découvert une troisième alternative. C'est là que je vais chercher le lien entre ma vision et celle de KB. Comme cela je conserve une fois de plus toutes les idées génialissimes que nous avons pu avoir sur CBVMDC ;-)

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PS : Je finalise ce qui est en cours pour ne pas trop me disperser et je reviens pour voir toi, Troll, et tous ceux qui le souhaiteront, comment batir une histoire commune. Bon je m'arrête là parce que je suis tout excité par le potentiel de cette nouvelle et les liens que je peux faire avec mes projets de scenarii...
Dernière édition par amaelys le 19 Sep 2014, 07:44, édité 2 fois.
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Messagepar amaelys » 11 Sep 2014, 22:30

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel

Eh ben content d'avoir pu exhumer des trucs intéressants et avoir joué encore mon nécromant de sujets poussiéreux... :mrgreen:

Je suis moi aussi pour une vision inactive et recluse du dernier Père (ou peu s'en faut, car il n'a jamais subit vraiment de formation par ses pairs peut-on penser... sa maîtrise innée est donc fortement déficiente par rapport à la puissance d'un Père je suppose.)

Il y a beaucoup à piocher dans tout cela, et retravailler le tout à plusieurs me paraît une solution idéale pour éviter des écueils que l'on ne perçoit pas forcément en étant seul sur un tel morceau (Cf KB qui présenta tout cela tout seul et d'une traite, les discussions auraient pu aller bon train mais le fofo commençait à prendre de l'âge à mesure ...)
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Messagepar TROLLclassic » 12 Sep 2014, 14:26

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel

Ravi de voir qu'il y a toujours des passionnés pour entretenir la flamme ! ;)
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Messagepar Sverker » 19 Sep 2014, 00:53

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Re: Væriel : les indigènes de Væriel

Merci, content de te relire... ;-)
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Messagepar amaelys » 19 Sep 2014, 07:35

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Re: Where did Wattanani go and did ?

Ayo, me revoilà.

J'ai intégré le souvenir du passage des enfants du dernier des Pères sur Væriel, dans l'histoire des murokaïs (ici, dans le § Makubwa mawili).
Je vais devoir modifier les dates initiales de Kinder-Bueno (KB) de façon à les faire correspondre à ma Chronique.

Je pense apporter d'autres modifications (souvent) mineures et la fin des rêves de Motumbo pour les faire coller avec l'Histoire oubliée des Murokaïs.

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Messagepar amaelys » 06 Nov 2014, 02:15

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