Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chemin)

L5R... la grande muraille en moins

Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chemin)

Nous avons enfin démarré. Voilà plusieurs mois que je me préparais (lecture, écriture, recherches).

Les trois premiers joueurs à qui j'avais soumis ce jeu avaient opté pour un groupe de villageois, se connaissant tous.
Il s'agissait d'un village de pêcheurs. J'ai situé ce village un peu au hasard, à Hime dans le Kii.
Un petit village (60 âmes), vivotant la plupart du temps, mais susceptible de s'en sortir grace à la pêche à la baleine (quand elles veulent bien se présenter).

Les joueurs ont d'abord défini leurs persos, avec ce pré-requis. C'est moi qui ait décidé que la feuille de groupe serait faite dans un second temps (une fois lancé la campagne, c'est à dire, dès la fin du 1er scenar).
L'un, joue Gansei, un ancien samouraï, devenu ronin suite à une décision malheureuse, decision qui l'a obligé à partir ( à défaut de commettre le Sepuku, il est "irrésolu" et à commencé à errer, fuyant son ombre de plus en plus loin).
Il a abandonné sa famille et à atterri dans ce village, très loin de chez lui, il y a 15 ans). Pour les villageois, il est un moine, vivant parmi eux, tel un sage auprès de qui on prend conseil. Il a une soixantaine d'années et souffre aussi de "sens diminués".
Asao est le meilleur harponneur du village, il est jeune, marié, 3 enfants en bas âge. Très fort, très robuste, mais hélas, pas bien malin ("dur à cuire", "guérison rapide", "bête"). Il es tout de bonté et complètement devoié à sa famille (unique valeur ( à 3)). Tout le monde utilise sa force, sa puissance de travail et sa credulité, sans bien toujours le récompenser.
Le troisième Kashun, est un tout jeune homme, très beau (mais qui le sait) vivant toujours chez sa mère (le père est mort), insouciant, inconséquent, peu travailleur, curieux, voulant de l'aventure. Il ne veut ni devenir pêcheur, ni faire quoi que ce soit d'ailleurs si ce n'est partir, voyager, découvrir...

J'avais donc commencé à composer avec ces trois profils et commencé à travailler avec chacun, son background. C'est aussi là, que j'ai écrit, pour chacun d'eux, (et pour éviter les présentations du style "je suis comme-ci, comme-ça," du premier scenar) une partie de leur background, intitulée: "comment vous percevez les autres:"
Une rubrique, où, pour chacun d'eux, et par le philtre de leurs valeurs, leur intelligence, leur expérience de la vie, est décrite la façon dont ils perçoivent les autres persos.
Ainsi, Gansei, à bien cerné Asao, sa force et sa faiblesse, la manière dont les autres le traitent...etc, l'insouciance de Kashun, le bellâtre qui court les montagnes et les filles.
Kashun aussi, a bien compris qu'Asao se faisait exploiter par tout le monde, qu'il était la gentillesse même, mais qu'il ne valait peut être pas mieux l'énerver. Mais, il a aussi et surtout, surpris Gansei, lors de quelques uns de ses entraînements quotidiens au bâton, dans une clairière isolee, en retrait du village, (ce qui lui a vite fait comprendre qu'il n'était sans doute pas tout à fait celui qu'il prétendait être). Avec ses "sens diminués" Gansei, par contre n'a pas su qU'il avait été épié.

Je commençais à écrire le premier scénario, qui allait les réunir en un "groupe". Il devait être librement inspiré du film "goyokin, le trésor du Shogun" (le naufrage d'un navire d'or, destiné au Shogun, et pillé par un seigneur local, qui fait ensuite disparaître tous les riverains, devenus témoins gênants) quand un quatrième joueur potentiel s'est pointé... Avec un profil, très différent des autres: un nanbanjin, portugais, navigateur et commerçant.
Il a aussitôt fallu que je fasse des recherches sur le Portugal, etc... Ce qui nous a amené au fait qu'il avait de fortes chances d'être un maranne, c'est à dire un juif, converti malgré lui au catholicisme pour sauver sa peau (l'inquisition est à ce moment la plus forte au Portugal qu'en Espagne)
Bref, voilà qu'apparaissait un naufragé idéal se greffant sur l'idée de base
Fernando Pacheco Pereira est donc un commerçant et navigateur portugais entre deux âges.
Arrivé récemment à Macao, il a eu vent que l'on pouvait negocier de l'or à un cour très avantageux au Japon. Il s'est donc associé à un autre commerçant pour tenter une première: aller acheter directement de l'or en Izu (mines d'or de Toi).
C'est donc avec un équipage chinois, une jonque (discrétion oblige) qu'il a rejoint Nagasaki ou il a trouve un pilote japonais (parlant chinois, l'un des chinois parlant le portugais). C'est le premier voyage de Fernando en Asie et il ne parle ni chinois, ni japonais. Tous, dont lui, sont vêtus de tenues ordinaires, de marins japonais, afin de passer inaperçus.
Malgré quelques malentendus, retards, négociation de passage/protection avec les kaizoku (voir le supplément du même nom) il est parvenu en Izu, à échangé ses porcelaines et ses soieries contre de la poudre d'or et des pépites.
Malgré de nombreux intermédiaires (pb de la langue), l'affaire, dangereuse et quasi illégale, semble néanmoins prometteuse. (tout ceci a été décrit, étoffé et detaillé par moi, dans son background)
C'est sur la chemin du retour qu'il va rencontrer les autres PJ.

Épisode 1:
Les 4 PJ vont être, individuellement, confrontés à un typhon.
Asao, grâce à son extraordinaire endurance et sa forte constitution sera le seul rescapé des pêcheurs de baleine.
Fernando, précipité par dessus bord, surnagera jusqu'à une côté inconnue de lui.
Kashun et Gansei feront partie des équipes qui partirons à la recherche d'éventuels rescapés sur la côte les jours suivants (tous les villageois participeront, tous les pêcheurs du village étant "disparus" suite au cataclysme).
Ils trouveront tout d'abord la jonque, échouée mais encore inaccessible du fait de la furie de la mer, puis Asao, épuisé qu'ils protégeront et ranimeront, quelques cadavres, connus et inconnus, puis enfin Fernando. Seul Gansei avait déjà croisé des nanbanjins. Choc des cultures, méfiance, peur, incapacité à communiquer, mimes, on s'est bien marrés.
Quand ils ont enfin réussi à se comprendre, et qu'ils ont eu fait le lien entre Fernando et la jonque, ils ont bien évidemment voulu y retourner (j3 après le typhon) surtout Fernando, qui voulait ardemment remettre la main sur son or.
C'est en allant vers la jonque, qu'ils croisent un samurai, monté, qui volte, puis vient vers eux et les charge, sabre au clair. À 4 (dont 3 non-combattants) sans armes, ils sont obligés de brutalement coopérer pour sauver leurs peaux.
Armé de son bâton (de marche et d'entraînement) Gansei frappe tres violemment une jambe du cheval, qui s'affole, fou de douleur et de peur. Le cavalier est désarçonné. A coup de pierres, de bambous, les PJ s'acharnent et tuent le samurai. Après avoir dissumulé le corps (le cheval s'est echappé) ils poursuivent et découvrent qu la jonque est en train d'être méthodiquement vidée par des bushis aux mêmes armoiries (daimyo local) que celui qu'ils viennent d'affronter. Ils ne peuvent y accéder que qq heures plus tard quand ces derniers sont partis.
Ce n'est que le soir (la jonque était à une demi journée de marche de leur village) qu'ils peuvent regagner leur village.
Ils découvrent les lueurs du village en flammes. Tous (vraiment tous? ^^) les villageois ont été tués.

Nous nous sommes arrêtés là. Les PJ ont compris qu'ils étaient dorénavant menacés. Ils pensent que c'est après le Nanbanjin qu'on en a. Fou de douleur, Asao voulait se jeter dans les flammes, les autres l'en ont empêché.

Voilà. je soumets tout ceci a votre sagacité pour des suggestions ou simplement comme inspi ou témoignage, si cela peut servir à quelques uns d'entre vous. Je poursuivrai, ci, après chacune de nos cession (ce sera ma contribution, pour moi qui ai tant puisé auprès de vous)
Je n'ai pas encore le retour de mes joueurs pour cette "première fois".
Je me suis délecté de mes descriptions de tempête, de la tension croissante que je leur ai fait vivre à mesure qu'elle s'accroissait, de leur stuppeur quand ils se sont retrouvés à affronter un cavalier avec du sable des pierres, et du bambou flotté.
J'ai beaucoup apprécié la fluidité du système mais me suisretrouvé très en difficulté au moment du combat (partie des règles que je n'avais sans doute pas suffisamment travaillée). Il va falloir que je me repenche sérieusement sur la question. (J'aurai peut être même besoin d'aide).

Pour la suite, (fuite) j'ai déjà élaboré le second scenar. Les joueurs pensent aller vers le "sanctuaire des cornes" lieu où à été accueilli Gansei, pendant deux ans, dans son errance, il y a 17 ans (j'avais mentionné cet épisode dans son background, l'imaginant comme un futur possible quand j'aurais commencé à manquer d'idée).
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Messagepar Euthanasor » 17 Mar 2013, 16:12

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Très joli !
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Messagepar mithriel » 18 Mar 2013, 13:50

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Ca m'a l'air très sympa pour la suite. D'ailleurs, tu comptes les pousser à la vengeance ?
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Messagepar noami » 18 Mar 2013, 13:58

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Idem, très sympa.
Ce que je te propose, pour t'aider à partir pour la prochaine, c'est de leur envoyer un mail avant la partie et de leur dire que vous allez jouer à partir du lendemain matin, que le personnage a du mal à trouver le sommeil et qu'il a pas mal réfléchi à ce qu'il s'est passé pendant la journée/son avenir. Et tu leur demandes de te donner deux trois lignes sur ce qu'ils ont en tête ou prévoient. En leur expliquant que c'est leur pensée du soir, peut être quelques mots que seuls les kamis peuvent entendre et que le lendemain ils prendront peut être une toute autre décision s'ils le souhaitent.

Comme ça, ça te file pas mal de billes.
Dernière édition par Brand le 18 Mar 2013, 18:51, édité 1 fois.
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Messagepar Brand » 18 Mar 2013, 17:28

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Hum, hum ^_^
Très bonne idée, Brand

@ Naomi:
Je ne vais les pousser à rien du tout (j'espère juste secrètement ^_^)
Pour l'instant, avec un seul combattant, ils n'en ont clairement pas les moyens. Mais j'espère bien que par leurs rencontres, leurs expériences, ils seront un jour en mesure de se venger. D'autant que je compte bien refaire réapparaître un ou deux des enfants d'Asaso dans quelques années. (il n'a, en effet, pas pu identifier clairement le nombre de corps dans les cendres de sa maison => peut être ses filles aînées... dans un bordel, ce qui ne manquera pas de réactiver le sentiment de vengeance s'il s'estompe).
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Messagepar Euthanasor » 18 Mar 2013, 18:19

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

OK. Ceci dit, ils peuvent se venger sans forcément chercher la confrontation physique.
Mais c'est vrai que je suis curieux de voir quelle direction ils vont donner à leur groupe.
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Messagepar noami » 19 Mar 2013, 13:47

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Super idée, beau boulot Euthanasor !
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Messagepar Hrunh » 26 Mar 2013, 16:06

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Merci.
Pas de bol, notre échéance suivante vient d'être reportée.
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Messagepar Euthanasor » 30 Mar 2013, 16:04

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Re: Ça y est, c'est parti... (mes joueurs, passez votre chem

Bon... après plusieurs reports successifs, la suite a pu avoir lieu.

Les PJ ont bien sûr compris qu'ils étaient menacés. Sans autre point de repli, Gansei compte les mener vers le Sanctuaire des Cornes.
Après avoir récupéré quelques affaires et vivres dans les ruines de leur village, ils se mettent en route.
Les pluies suivant le typhon sont encore bien présentes et le temps est excécrable. En quittant la côte et en abordant les reliefs, la pluie se mue en neige, rendant la progression encore plus difficile.
Alors qu'ils s'avancent sur le chemin principal, le Nanbanjin détecte une odeur qu'il connaît (et reconnaît immédiatement), celle d'une mèche se consumant. Après s'être terrés pour réfléchir, ils concluent qu'ils sont sur le point de tomber dans une embuscade, un peu plus loin dans le bois. Ils biffurquent donc et se retrouvent sur un sentier beaucoup moins usité contournant la vallée, par la montagne. Une unique trace de pas les précède.
Malgré leur vigilence, ils perdent la tracce de l'homme et suivent finalement une trace de biche. Le sentier monte fort et surplombe finalement le bois dans lequel ils etaient sencés passer.
Il franchissent un premier col, puis un second dans les nuages. Ils ne voient plus à 3 m.
Le bruit terrible d'une avalanche les surprend, mais elle a lieu plus loin. C'est donc très prudemment, à flance de corniche qu'ils progressent désormais. Ils sont trempés, le Nanbanjin, sans ses chaussures fermées, grelotte, les pieds dans la neige.
Le sentier est finalement coupé par les éboulis d'une avalanche. Sans doute celle qu'ils ont entendu un peu plus tôt. Neige, terre et pierres sont mêlés. c'est là, qu'ils ont la surprise de découvrir un pied, émergeant de la neige. Il est froid, mais pas gelé. Ils entreprennent de dégager le malheureux, toujours vivant, mais inconscient.
Il s'agit certainement d'un paysan bien qu'il ait, dans ses affaires des socques étranges, un wakisachi, et un cairo (petit Poele portatif en bambou) serrè contre sa poitrine sous ses vêtements par une longue ceinture de tissus. Ils le frictionnent, le réchauffent mais sans parvenir à le ranimer. Ils décident de l'emmener avec eux. C'est une formalité que de le porter pour Asao, le géant musculeux. Il réussit un sublime test d'effort prolongé... et se permet même de continuer à ouvrir le passage dans la neige pour le reste de la bande!

En redescendant sur l'autre versant, la neige se transorme à nouveau en pluie et la visibilité devient meilleure.
Ils surplombent maintenant un tout petit village de 5 maures.
La nuit tombant et la fatigue se faisant maintenant sentir pour tous, ils s'y arrête pour passer la nuit.
Il s'agit d'un village de shinobis (chose fréquente dans cette région), dissimulé dans la forêt. Eizo, "l'agent" qu'ils viennent de sauver, revenait de mission.
Les PJ sont accueillis dans la maison commune où Keita, un vieillard malicieux affirme immédiatement qu'ils connaissent Eizo... comme étant d'un village voisin.
Keita, le chef du village est un vieux maitre shinobi et est rompu à toutes les techniques pour mentir, dissimuler ses intentions, et faire parler les PJ.
Les villageois ne posent aucune question quant à la présence d'un Nanbanjin, avec eux.
Ils dépouillent Eizo de tout ss vêtements, s'enquièrent de ce que les PJ ont récupéré sur lui et entreprennent de le réchauffer. L'homme gémit, mais reste inconscient.
Gansei se rend compte que quelques membres de la communauté sont en train d'inspectertrès méthodiquement chaque pli, couture des vêtements et du sac d'Eizo, comme s'ils étaient à la recherche de quelquechose de très important.
Les PJ sont nourris et invité à partager la maison de Keiko, belle femme d'une trentaine d'année, qui vit avec celui qu'ils ont pris pour son fils Den (12 ans).
Epuisé, démoralisé, Fernando, tombe malade il grelotte de fièvre, plusieurs jours malgré les soins de leur hôtesse.

Leur séjour dans le village se prolonge donc un peu, malgré eux.
Au cours de sa convalescence, Fernando, entre deux accès de délire, assistera et comprendra finalement que Keiko entraine Den et Mari (adolescente de 12 ans) à la cérémonie du thé. Chose hautement improbable dans un village de paysan perdu dans les bois. Les PJ en conclueront qu'il s'agit certainement de quelque famille de seigneur en fuite, obligés de vivre cachés. En fait Keiko, forme ces deux adolescents (les deux seuls enfants du village) à toute les situations, leur port est tantôt celui de courtisans, tantôt celui de paysans... etc.
Les autres PJ, retournent précipitemment sur les lieux de l'avalanche à la recherche de "l'objet" que les villageois semblent rechercher ardemment... sans succès.
Gansei essaye de cuisiner Keita, et se rend bien vite compte que le vieux est plus malin que lui... peut-être un peu trop pour un simple paysan.
Un autre incident leur met la puce à l'oreille. Alors qu'Asao aide à la réfection d'une toiture endomagée par la tempête, le paysan qui était sur le toît chute, rouleboule et se redresse impeccablement sur ses pieds, sans sembler accuser la moindre gêne, avant de se reprendre, pour brutalement simuler une gauche boiterie. tout ceci n'a pas échappé à Kashun, toujours plus disposé à regarder qu'à participer aux travaux.
Bref, les Pj comprennent progressivement à qui ils ont à faire. Eizo est toujours inconscient (Keita lui a amputé quelques orteils gangrennés) mais Fernando se remet progressivement.
Les PJ deviennent plus vigilents, craignant de plus en plus pour leur vie dans un tel environnement. La nuit suivante, alors qu'ils font semblant de dormir, ils réalisent que leur hôtesse fait de même. Elle quitte finalement sa maison pour rejoindre l'ensemble de la communauté dans la maison principale. Elle a bien sûr pris soin de déposer une brindille qui tombera si qqn ouvre la porte après elle en son absence.
Les PJ écoutent le débat qui a lieu entre les villageois (adultes). Il y est question du blessé, des PJ, ennemi de leur ennemi, auquel Keita pense qu'il faut laissser la vie sauve, quoi qu'ils aient compris de leur état.

Le lendemain, les PJ sont en état de repartir. On leur fournit les vivres nécessaires pour qu'ils puissent achever leur périple. le temps s'est copieusement radouci, et la neige a fondu à peu près partout.
Tarô (celui qu'ils ont identifié comme leur étant le plus hostile dans le débat) est désigné pour les mener à la grand-route. Keita leur souhaite bonne route avec toujours ce sourire et ses yeux malicieux, "comme s'il savait que vous savez". Keiko n'a pas manqué de lui relater qu'ils étaient sortis apès elle la nuit précédente.
Après 1/2 journée d'un chemin long et tourtueux, ils rejoignent la voie principale. Là, ils ont la surprise de découvrir Den, accroupi, attendant sur le bord du chemin. "Il faut que vous retourniez tous au village, Tarô ! Eizo s'est réveillé ! Ils repartent alors par un autre chemin détourné et arrivent à la nuit tombante.
Keita les attend, contrarié "Den ne t'as pas dit que tu pouvais prendre le raccourci?"
C'est extrêmement courtoisement et très humblement qu'il leur demande leur aide.
Eizo a parlé, Il s'agit de retrouver son bâton de marche, bâton dans lequel serait dissimulé un très important message à faire suivre. Seuls les PJ savent où ils ont ramassé Eizo et lui même serait incapable de faire la route.
Le lendemain, c'est une expédition de pélerins accompagnant une relique que les Pj accompagnent finalement dans la montagen (c'est la couverture qu'ont adopté les shiobis/villageois pour se rendre discrètement et en masse sur les lieux du drame).
Sur place, les PJ trouvent très rapidement le bâton en question. L'un d'entre eux s'en était même servi pour creuser et déneiger Eizo! Ils ramènent promptement ce bâton à Keita, resté seul au village avec Eizo. Eizo montre l'endroit où il faut couper pour accèder au petit ruban de papier de soie sillonné de caractères chiffrés minuscules.
Keita s'isole pour en traduire le contenu.
Il semble assez irrité, quand il revient. "Tarô, Keiko, vous irez demain livrer du bois à Myojin, vous en profiterez pour mener nos invités à la grand-route".
Tôt le lendemain matin, Tarô et Keiko sont deux bucherons, lourdement chargés qui tracent dans les bois. En moins d'une heure, (sans détour), le groupe atteint la route.
Malgré le bois porté sur leur dos, le couple mène le groupe à une vitesse impressionnante. Ils suent corps et eau mais ne ralentissent que lorsqu'ils croient d'autres voyageurs, instants fugaces où le poids du fardeau qu'ils transportent semble enfin prendre toute son ampleur.
Tarô et Keiko échangent de fréquents regards. Keiko lance soudain. "Séparons nous, des bucherons n'ont rien à faire avec un groupe de voyageur comme le vôtre"... une façon polie de dire qu'ils les ralentissent.
Gansei n'est pas contre ralentir un peu l'allure... les autres non plus. Le couple les distance bientôt.

Au décour d'une bosse sur la route, les PJ apercoivent une tête masquée... puis le tronc d'un cavalier. Et bientôt 4 cavaliers venant à leur rencontre. Ce sont des bushis en armure légère. L'un a un arc, l'autre un teppo.
Trop tard pour se jeter dans les fourrés. il faut continuer et garder l'air impassible. Fernando se cache sous son chapeau de paille. Les armoiries qu'ils distingent maintenant nettement sont celles des Satomori !

Le chef de la patrouille, un homme courtaud, au masque effrayant les interpelle.
Asao se tasse pour paraître moins grand.
D'où venez-vous et où allez vous, ronins? " se regard passe des uns aux autres...
"Un colosse, un éphèbe, un moine... un... un nanbanjin?"
"Nous avons retrouvé nos fuyards !" Il dégaine son katana.
Une mêlée épouvantable s'ensuit. Si Gansei, très expérimenté, met autapis deux adversaires, c'est une autre paire de manches pour les 3 autres PJ, qui s'épuisent pour tenter de sauver leur peau. Tout en force, Asao se battra comme un lion mais finira par s'embrocher sur le sabre brandit, du dernier adversaire, tandis que les autres, éouisés, resteront à la merci du dernier rescapé.
Or, Tarô et Keiko ont fait demi tour.
Tarô a monté sa hachette de bucheron au bout de sa longue ceinture et frappe, à distance l'un des cavalier, tandis que Keiko, harasse de fléchettes la monture du quatrième, qui finit par désarçonner son cavalier.
Kashun est sûr que c'est pour lui que Keiko a fait demi-tour. Il a en effet régulièrement tenté de la séduire pendant leur séjour et ce n'est que par sens du devoir qu'elle a (pour l'instant) renoncé à ses avances.
Le couple se change rapidement, empruntant les armures des bushis (Keiko portera le masque) et poursuit à cheval. Tandis que les PJ morribonds, restent, avec deux montures à achever, à l'écart de la route et deux équipements de bucherons.

Kashun récupère le Teppo dont il rève depuis toujours, bien qu'il ne sache pas le manier. Asao est sérieusement blessé mais joint d'une constitution incroyable et évite l'état de choc.

Voilà où nous en sommes.
Les équipements des shinobis (armes, socques à emprientes d'animaux, ceintures multi usage, cairo...) sont issus du "Shoninki, l'authentique manuel des ninjas" dont je vous ai déjà parlé.
Les villages de shinobis sont effectivement fréquents dans le Kii, règion dont j'ai chosi l'origine du groupe.
Le message transporté et urgent, n'est autre que l'annonce de la richesse soudaine et mystérieuse du daimyo Satotmori.
Pour l'annecdote, je vais exploiter ce que le joueur incarnant Asao m'a servi ici. En l'occurence:
Asao retrouvera bientôt Keiko, dont il s'est épris, dans des circonstances très différentes et dans un rôle très différent. Bien que non indifférente à lui, elle tentera de l'utiliser (pour sa beauté extraordinaire) pour approcher dans le cadre de sa mission, un seigneur, homosexuel notable, vivant au sein d'une cour de jeunes euphèbes.

Maintenant, je me tourne vers vous pour avoir des idées.
Que pourrait faire d'intéressant, Satomori (l'ennemi des PJ), de sa nouvelle richesse (l'or volé du bateau de Fernando)?
Euthanasor
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Messagepar Euthanasor » 27 Déc 2013, 22:26

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